Les essais
Le mozart
Aux notes du violon, j'avance pas à pas,
l'esprit évadé sur des imaginations auxquelles
personne n'a de pouvoir, celui de prétendre.
Les bras ballants sur l'air, comme transporté
sur un accord de musique, on ne sent plus.
Les yeux brillants, fixés sur l'horizon devant
moi; ce paysage naturel, j'entre dans la
peinture.
Le fond du bruit est aux notes d'un piano
fatigué de toutes les guerres.
Dans ce décor frais, aux simples couleurs, je
fais le centre d'intéressement.
Observer la tête basse, je n'ose me montrer,
comme timide.
Je n'ai pas de peur ni d'angoisse, sans même
ressentir un quelconque doute, pourtant je
tremble dans cet instant.
Concentré sur le classique, je veux oublier
sans ne plus pouvoir penser...