L'auteur Christian Aubert

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Nouvelles noires

L'émerveillement

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Marie.
La chambre était drapée de tulle vaporeux de
la lueur de la mort.
Voilée, cette chambre se confondait entre le
désolé et le bruit.
Ta chambre douce s'est tue, laissant un silence
lointain pour une nuit effroyable et
désastreuse.
Dans ce royaume exposé à la nuit, retentit un
éclat de tonnerre, celui de la chaise non pas
malade mais désolée.
C'est ici-même que tu as mis fin à la torture
qui t'a blessée mais c'est ici aussi que l'espoir a
fui, vaincu vers le ciel.
A ce jour de ton suicide, j'imagine que la mort
n'attendait que toi pour laisser partir ton âme,
prisonnière de vingt quatre ans d'existence.
Alors lassée d'avoir tant souffert, t'as
probablement regardé cet horizon où tout s'en...
AFNIL
 

Tous droits réservés de production, de reprodution, y compris de traduction, d'édition, de diffusion sont interdits sous peine de poursuites juridiques en vigeur des lois internationales.

Edition Aubert

France Europe Perpignan

ISBN

978-2-917846-05-6

Indicatif éditeur

978-2-917846

Copyrigth © 2008 Christian Aubert

© 2008 L'émerveillement

La préméditation

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Loin de toute chose qui environne le quotidien
humain, seule l'imagination, ma pensée, en
route sur cette terre battue semée de pierre et
de sable, bordée d'arbustes, d'un seul espoir
qui me serait magique.
J'avance lentement pas à pas, comme le son
d'un violon en larmes, parfumé d'odeur de
fleurs d'été, le sourire tiré sur le visage en
arrière, les lèvres se dessinent très finement,
les yeux émerveillés comme des amandes,
sans trembler, mon chemin s'allonge.
Je suis ce parcours en m'enfonçant toujours
lentement, pour un but bien réfléchi et décidé;
il est l'unique, il sera l'effroyable, celui de la
mort dite, pour mettre fin à l'existence
perturbée d'un être qui ne mérite pas cette vie
si belle qui est une récompense.
Car c'est ainsi que je l'ai jugé pour mieux le
critiquer, il doit se quitter de cette enveloppe...

La vie

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Maintenant que j'ai pu profité de quelques
courtes expériences de la vie d'un homme, et
bien agréables, ma nouvelle péripétie est là.
Mais avant tout, je veux que vous sachiez que
nous sommes tous les enfants du bien et du
mal, on a tous une part du diable qui
sommeille en nous.
Et ça pour que se réalise la prophétie.
Regardez, oui, là, juste là, regardez bien mes
yeux, vous les voyez?
Ce sont les vôtres, oui, les vôtres.
Ma colère, votre colère, vous êtes moi, je suis
vous.
On se ressemble tous.
Vous venez de connaître la réalité, celle de
l'homme, la vérité est là, proche de vous, dans
votre âme, au fond de votre esprit.
Au-dessus de vous plane l'invisible, la mort et
ne savez pas quoi faire...

Le mystère

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Ces écrits qui suivent sont le reflet de mon
imagination propre et en aucun cas, je ne me
serais permis de m'instruire d'un fait réel.
Et d'avance, je tiens à m'excuser si cette
dernière ressemble à une quelconque forme de
réalité. (Puis vous allez voir combien c'est
ennuyant quand l'auteur intervient dans ses
écrits).
Pourtant, je sais que ce genre peut arriver et
prévoir aujourd'hui, c'est prévenir demain.
Je ne vais que résumer cette histoire afin de ne
pas laisser à la portée de certains esprits le
pouvoir de trouver un quelconque détail qui
pourrait me nuire.
Quoiqu'en y réfléchissant, cela pourrait être
amusant, non?
Voilà ma petite histoire: Cela se passa donc
une année, en France, et plus précisément dans
une commune du Sud disons à côté de Muret...

Le voyage

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Par cette nouvelle nuit où la douleur tient la
vie, la mort et l'éternité, je porte ma plume
comme dernière confession intime.
Avec elle, la lueur de la bougie se fane
lentement comme l'air de musique classique
qui s'achève, tout s'en va avec l'arôme du
whisky.
Le brouillard s'assoit et verse les cendres des
défunts, les fleurs se dressent pour fleurir les
marbres, l'espérance fuit, il restera l'opprobre
et l'obscur.
Moi, je m'imagine à quoi pourrait ressembler
ce doux visage à la lune d'un doux été ou au
froid de l'automne, peut-être à la fraîcheur
douce à la pluie du printemps, qu'importe, les
saisons vont bien plus vite que moi qui
m'arrête comme le temps que je compte...